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9 avril 2006 - 17:46

{{Des attaques contrôlées}} _ Plusieurs initiatives peu convaincantes sont menées en début de course, sans qu’aucune attaque ne parvienne à creuser un écart supérieur à une dizaine de secondes. Au km 17, Marc De Maar (Hol - RAB) et Tristan Valentin (Fra - COF) sont les premiers à s’aventurer, mais l’allure rapide du peloton (47,1 km/h de moyenne dans la première heure) condamne toutes les échappées, quelle qu’en soit la composition. _ _ {{A quatre sur les pavés}} _ Un petit groupe parvient à se détacher tardivement, au km 62, avec Posthuma (Hol - RAB), Portal (Fra - CEI), Schreck (All - TMO) et Konyshev (Rus - LPR). Au moment d’aborder le premier secteur pavé, les quatre hommes ont un avantage de 1’25’’ sur Flores (Esp – EUS), Berges (Fra – AGR) et Righetto (Ita – LIQ), et de 2’20’’ sur le peloton. Ils poursuivent efficacement leur effort et soignent même leurs écarts, tandis que les contre-attaquants accueillent dans leurs rangs Franck Hoj (Dan – GST). Après le passage des six premiers secteurs pavés, le quatuor a 3’20’’ d’avance sur leurs quatre poursuivants et 3’20’’ sur le peloton. _ _ {{La sélection dans la Tranchée d’Arenberg}} _ Les choses se compliquent dans un premier temps dans le groupe des poursuivants, qui s’amaigrit au fil des secteurs pavés. En entrant dans le secteur d’Haveluy, Hoj n’est plus accompagné que de Pronk (Hol – UNI), mais le peloton mené par les formations Quick Step et Discovery Channel fond sur eux. Posthuma, Schreck, Portal et Konyshev s’accrochent à leur avantage et préservent 45’’ au moment de pénétrer dans la Tranchée d’Arenberg. C’est sur cette portion stratégique qu’est lancée la sélection par les favoris, et précisément par Boonen, qui rentre en tête du peloton sur la Tranchée. 2400 m plus tard, c’est un groupe de 17 coureurs qui s’est constitué, Posthuma, Schreck et Portal étant les seuls « survivants » qui parviennent à accrocher la roue des favoris. _ _ {{14 coureurs en tête}} _ L’élite continue de prendre de la distance, en perdant au passage Posthuma et Schreck. C’est avec un effectif stable de 14 coureurs que le groupe progresse, atteignant par exemple un avantage de 2’50’’ au km 201. Une période d’observation active s’ouvre entre les favoris, le groupe étant composé de Tom Boonen, George Hincapie, Frederic Guesdon, Bernhard Eisel, Steffen Wesemann, Juan Antonio Flecha, Nicolas Portal, Lars Michaelsen, Fabian Cancellara, Vladimir Gusev, Leif Hoste, Gert Steegmans, Alessandro Ballan et Peter Van Petegem. _ _ {{La chute pour Hincapie}} _ C’est dans le secteur de Mons-en Pévèle que la course se durcit, notamment sous l’impulsion de Cancellara et Flecha. George Hincapie quitte le premier le groupe sur une lourde chute, puis un quatuor composé de Boonen, Ballan, Cancellara et Van Petegem prend la fuite. A la faveur d’une portion goudronnée, Gusev, Hoste et Flecha parviennent à « recoller ». Eisel refait également son retard à moins de 40 km de l’arrivée. Les huit hommes n’ont plus à se soucier d’éventuels poursuivants : Guesdon, Wesemann et Steegmans pointent à 1’ à 32 kilomètres de la ligne. _ _ {{Accélération fatale dans le Carrefour de l’Arbre}} _ Un moment retardé sur une chute, Gusev lance les hostilités dans le secteur de Camphin-en-Pévèle. Il est immédiatement suivi par Cancellara, avec qui il creuse un premier écart. La réaction de leurs compagnons se fait attendre. La situation profite au coureur suisse, qui place une accélération fatale à Gusev dans le secteur du Carrefour de l’Arbre. Grâce à ses qualités de rouleur, Cancellara continue de creuser l’écart sur Hoste, Van Petegem et Gusev d’une part (45’’ à 8 km de l’arrivée), Bonnen, Flecha et Ballan d’autre part (1’15’’). C’est en solitaire que Cancellara rentre sur le Vélodrome de Roubaix, où il signe la première victoire suisse depuis Henri Suter en 1923.

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