Boonen est bien là
13 avril 2008 - 17:09
{{Echappée interdite}} _ Les volontaires ne manquent pas, mais les attaques sont systématiquement réprimées en début de course. Pour son premier Paris-Roubaix, Mathieu Ladagnous (Fra – FDJ), qui accélère au km 11, est le seul à connaître le privilège de passer 9 kilomètres en tête, sans jamais réussir à creuser un écart supérieur à 30’’ avec le peloton. _ _ {{Hushovd abandonne}} _ Le peloton, qui roule à vive allure, s’apprête à atteindre groupé les premiers secteurs pavés, mais Matthé Pronk (Hol - COS), Jan Kuyckx (Bel - LAN) et Alexander Serov (Rus - TCS) s’échappent au km 87,5. Momentanément poursuivis par Pieter Ghyllebert (Bel - TSV), ils continuent d’améliorer leur marge sur le peloton : 3’20’’ à la sortie du premier secteur de Troisvilles (km 100,5), puis 5’05’’ après celui de Vertain (km 123,5), et un maximum de 5’30’’ au km 140. Le passage des premiers tronçons délicats ne provoque pas de dégât majeur dans le peloton, hormis l’abandon de Thor Hushovd, qui met pied à terre dans la zone de ravitaillement de Solesmes. _ _ {{Pozzato et Flecha coincés}} _ L’accélération progressive à l’approche de la Trouée d’Arenberg provoque dans un premier temps une « sélection douce », le peloton se réduisant à une soixantaine d’éléments. Mais dans les kilomètres qui précèdent immédiatement ce secteur décisif, la hausse brutale du rythme cause une chute dans laquelle Pozzato et Flecha se retrouvent coincés. La première explication du jour se joue donc sans eux. A la sortie de la Trouée, que les coureurs de la CSC ont abordé en tête, la sélection est avancée. Il reste une trentaine de coureurs à la poursuite du trio de tête qui donne quelques signes de faiblesse : O’Grady, Breschel, Cancellara, Johansen, Ljungqvist (CSC), Langeveld (RAB), Wesemann (COS), De Vocht, Van Avermaet, Van Summeren (SIL), Fischer (LIQ), Boonen, De Jongh, Devolder, Hulsmans, Weylandt (QST), Hincapie, Eisel, Hammond (THR), Ballan (LAM), Krauss (GST), Grabsch (MRM), Scheirlinckx (COF), Mengin (FDJ), Clerc, Martias (BTL), Cooke (BAR) et Maaskant (TSL). _ _ {{Echappée terminée}} _ Parmi le trio d’échappés, Serov est le premier rejoint par le groupe des favoris dans le secteur de Hornaing, où Kuyckx cède sur crevaison. Pronk persiste quant à lui jusqu’au km 185 avant d’être repris. Pendant ce temps, Flecha et Pozzato, avec notamment Knaven produisent l’effort nécessaire pour combler leur retard. Ils reprennent place en tête de course au ravitaillement (km 193). _ _ {{Van Summeren accélère}} _ Dans le secteur d’Orchies, l’accélération d’Eisel sème le trouble, puis une chute de Langeveld à la sortie des pavés réduisent encore la liste des prétendants à la victoire. Puis Van Summeren, dans la portion pavée suivante, emmène une petite élite qui se détache définitivement. Ce sont huit coureurs qui se présentent à l’entrée du secteur de Mons-en-Pévèle : Hoste, Devolder, Cancellara, O’Grady, Boonen, Ballan, Maaskant, et donc Van Summeren. _ _ {{Un combat de chefs}} _ Stijn Devolder lance les hostilités, puis se retrouve en compagnie de Stuart O’Grady en tête de course, mais le groupe se reconstitue dans les derniers mètres du secteur de Pont-Thibaut (km 221,5). L’attaque décisive est à mettre l’actif de Cancellara, dont l’accélération dans le secteur de Templeuve n’est suivie que par Boonen et Ballan. Un combat de chefs se prépare. _ _ {{Boonen accélère à 200 m de la ligne}} _ L’avance du trio à l’entrée dans le secteur du Carrefour de l’Arbre a grimpé à 1’30’’. Fabian Cancellara durcit le rythme, mais ne parvient pas à faire la différence. Dans les 15 derniers kilomètres, Boonen, Ballan et Cancellara se provoquent sans réellement s’attaquer. C’est donc sur la piste du vélodrome qu’a lieu l’explication finale. Tom Boonen, idéalement placé derrière Ballan et Cancellara, place une accélération radicale à 200 mètres de l’arrivée : il ajoute à son palmarès un deuxième titre sur la Reine des classiques.


